50 Ans Discours C. BAJON

Chère Danièle,

            Sans compter la forte et longue amitié qui nous lie depuis nos études à la fac, nos mariages respectifs et la venue de nos enfants, j’aimerais te dire, en mon nom et en celui de Robert, combien nous t’avons appréciée pendant presque quarante ans de chorale.

            D’abord, pour ta présence permanente aux côtés de Michel, puis d’Etienne, avec ta patience et ton calme (il en a fallu, parfois !). Ces « duos de chefs » aux charismes différents rendaient les apprentissages et les exécutions en concert très variés et intéressants.

            Ensuite, pour la qualité de ta pédagogie, pour la façon dont tu sais donner et faire confiance pour progresser.

            Mais aussi pour ta grande passion pour la Musique et pour toutes les musiques, et pour tes dons naturels de musicienne. Nous admirons la façon dont tu vis pleinement la musique et dont tu la fais partager de manière très simple.

            Nous te sommes enfin reconnaissants pour tout ce que tu as apporté à l’Ensemble, souvent au prix d’un important travail de préparation, et pour toutes les émotions musicales partagées soit à tes côtés dans le chœur (et le petit chœur), soit sous ta direction.

            J’aimerais rappeler quelques émotions musicales qui m’ont particulièrement marquées sous ta direction :

            – le « Benedicamus Domino » de Campra en 1980 (et le stress qui t’habitait avant l’exécution)
– le « Der Herr ist mit mir » de D. Buxtehude en 2000
– le « Let thy hand be strengthened » de Haendel en 2004
– les lieder de Brahms que tu sentais tellement bien, mais que nous n’avons pas toujours exécutés avec la souplesse et les nuances que tu attendais dans ces chœurs romantiques !

            Et aussi quelques moments forts quand je t’avais comme voisine dans le choeur :

            – les « Zigeunerlieder » (et nos répétitions sur la plage d’Essaouira) en 1976,
– le « Magnificat » de Bach sous la baguette de Jean-Walter Audoli en 1990 (toi en soprane I et moi en soprane II)
– le « Tebe poem » sous la direction de Michel dans la chapelle du monastère Ipatiev à Kostroma en 1993
– la liturgie de St-Jean Chrysostome en 1996 lors de la visite du choeur de Kostroma (et nos répétitions sauvages en salle de TP à la fac)

et aussi

            – le Requiem de Fauré, encore en 1996, lorsque nous venions d’apprendre le décès de notre ami Giovanni

            Quelle chance nous avons eue de passer tant d’années en ta compagnie.
Pour tout cela, un grand MERCI, Danièle !

                                                                        A l’Amourette, le 13 décembre 2013

                                                                                                                          Signé : Catherine Bajon